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Un apiculteur vient rendre visite aux élèves de 6e du projet « Terre et mer » (logo)Un apiculteur vient rendre visite aux élèves de 6e du projet « Terre et mer »

Article rédigé par les élèves.

Vendredi 21 décembre, Vincent BUON qui s’occupe de l’association « l’Abeille Finistérienne » comptant un rucher pédagogique à Rosporden, est venu dans la classe de Mme Pellé pour nous présenter son métier d’apiculteur dans le cadre du projet « Terre et Mer ». Il nous a permis de découvrir le monde des abeilles et nous a sensibilisés à l’environnement. Vincent nous a appris que l’abeille est un insecte hyménoptère  : elle a 3 paires de pattes, une paire d’ailes et une langue pour récolter le nectar. Elle a un rôle essentiel dans la nature, car en butinant de fleurs en fleurs elle participe à la pollinisation, c’est à dire le transport du pollen des organes de reproduction mâles (étamines) vers le (ou les) organes de reproduction femelle (pistil). C’est ainsi qu’on peut avoir des graines et des fruits. Nous avons découvert qu’il peut y avoir jusqu’à 80 000 abeilles dans une ruche en juin. Parmi elles, il n’y a qu’une seule reine. Son rôle est de pondre environ 2 000 œufs par jour et elle vit plus longtemps que les abeilles ouvrières qui participent au bon fonctionnement de la ruche : il y a des ménagères, des nourrices qui s’occupent du couvain (regroupant les œufs, larves et nymphes qui deviendront les futures ouvrières), des architectes, des manutentionnaires, des ventileuses, des butineuses et des faux-bourdons. Ca en fait du monde ! Vincent nous a montré son matériel : la ruche, avec ses cadres qui permettent de récolter le miel, mais aussi l’enfumoir et la vareuse qui protège l’apiculteur et que certains d’entre nous ont essayée ; c’était vraiment drôle ! Vincent nous a alertés sur les risques actuels pour les abeilles. Il faut vraiment les protéger car elles sont menacées par le varroa (c’est un acarien parasite dangereux pour elles), mais il y a aussi de nombreux pesticides utilisés en agriculture qui les rendent malades et finissent par les tuer. Enfin nous avons parlé du frelon asiatique que l’on sait maintenant différencier du frelon européen. Il faudra installer des pièges au printemps ; ce qui nous laisse du temps pour en construire pendant les heures du Club Terre et Mer ! La rencontre s’est terminée par une délicieuse dégustation de miels de fleurs de ronces, châtaignier, lierre et de sarrasin. Le lierre est une des dernière plantes mellifères avant l’hiver et donc constitue le dernier repas des abeilles. Vincent nous a conseillé de ne pas le couper, tout comme il est important de planter des plantes mellifères qui donnent à manger à nos chères abeilles ! En conclusion, Vincent a été convainquant : nous ne regarderons jamais plus les abeilles de la même façon et on est bien décidés à les protéger. 75 % de la production mondiale de nourriture dépend des insectes pollinisateurs et entre 60 et 90 % des plantes sauvages ont besoin d’insectes pollinisateurs pour se reproduire ! Longue vie aux abeilles et merci à Vincent BUON pour toutes ses explications !